mardi 16 octobre 2007

We fuck the students

C'est l'ami your dog qui nous l'a signalé en premier, mais libération [1] a fini par le révéler : On peut désormais être arrêté par la police si on colle des affiches critiquant le très petit père des peuples et le montrant adresser un message «humain mais ferme» aux étudiants. Voici l'objet du délit :

D'après nous, il ne s'agit que d'une oeuvre pédagogique expliquant clairement la politique du chef de l'état.

Mais comme le dit Juliette Griffond, responsable de la communication de l’Unef : «La susceptibilité du président est défendue par la police». Si c'est pas une dictature, ça y ressemble furieusement. Cinq années à flatter les keufs dans le sens du poil, à les encourager, à les rendre plus puissants, à leur donner toujours plus de moyens n'auront donc pas été vaines pour l'ancien ministre de l'intérieur.
La frontière police-milice devient de plus en plus ténue...


[1] Libération s'auto-proclame journal indépendant et exempt de toute censure, comme le signale Fontenelle, c'est sans doute pour ça qu'il a décidé de révéler ce scandale. Mais bien après la télévision...belge, ce qui est une marque profonde d'impertinence spontanée et de culot débridé, notez-le bien.
Pour l'instant, cette dérive policière n'a pas été jugée digne de suffisament d'intérêt pour figurer sur le site web du Monde apparemment. En toute indépendance, et sans aucune censure, naturellement.


Mise à jour 25/10/2007 :
Le Procureur a classé ce dossier sans suite, jugeant «inopportunes» les poursuites. (source : rue89) Ouf, on n'est donc pas encore dans une dictature où l'offense au président serait réprimée !
Il n'en reste pas moins que l'excès de zèle des flics crée un malaise...

3 commentaires:

coco_des_bois a dit…

j'ai vu ça chez your dog, c'est proprement hallucinant, et quand on parlait de fascisme, ben mine de rien, ça en a un peu l'arrière gout pourri...

M. Patouche a dit…

Les flics ne m'ont jamais donné l'impression d'aimer Sarkozy. Je me demande si finalement ils ne sont pas les premiers à avoir été maté et qui appliquent désormais sobrement leur métier à base de quota et de statistique...

vlg a dit…

Hum, il y a sans doute du vrai là-dedans, M. Patouche. Probablement que ça dépend des flics. On a en effet pu lire des témoignages de policiers très critiques vis-à-vis de cette obsession du chiffre qui dénature leur métier. Mais d'autres donnent l'impression de se savoir forts, avec presque tous les pouvoirs et d'apprécier ce statut qu'il leur a conféré.

Ceux qui arrêtent les colleurs d'affiche de l'UNEF agissent clairement comme s'ils voulaient à tout prix défendre leur chef bien-aimé, quand même.