lundi 12 mai 2008

Un autre jour en France

Libération nous apprend que «plusieurs centaines de personnes ont défilé dimanche à Grasse (Alpes-Maritimes) [...] derrière une banderole proclamant "bavure policière, assassins" ». Cette manifestation fait suite à la mort d'Abdelakim Ajimi, survenue au commissariat après son arrestation musclée par la BAC en pleine rue.

Le politburo est littéralement abasourdi par cette nouvelle.

Comment cela est-il possible dans le fief de Christian Estrosi ? C'est inimaginable ! Comment, dans le département où Nicolas Sarkozy a réalisé son meilleur score, peut-on trouver plusieurs centaines de personnes qui doutent de la probité et de la sincérité des forces de l'ordre, et qui ont l'outrecuidance de protester quand un arabe se fait tabasser par elles ? *

Incroyable !

On espère qu'un car de CRS a été envoyé en renforts à Grasse pour circonscrire ces dangereux activistes.

Heureusement, le préfet des Alpes Maritimes a rétabli la vérité en ces termes magnifiques :
« Aucun élément ne permet actuellement de mettre en cause l’action des fonctionnaires. »

Alors, hein...

Par exemple, les témoignages qui racontent que :
«Pendant les vingt minutes où j’étais là, il ne lui a pas lâché le cou. Il le serrait très fort. Cette image ne me sort pas de la tête»
ou :
«Il ne pouvait plus parler ni crier. Alors il a tapé contre le sol avec la paume de sa main, à la manière d’un catcheur qui veut cesser le combat»
et encore :
«Il était à terre. Ils étaient trois sur lui. Un policier lui faisait une pression sur la colonne vertébrale avec son genou. Un autre l’étouffait avec son bras. Il avait les mains menottées sous le torse. Il était violet, il demandait à respirer. Il a pris deux coups de poing, deux bonnes pastèques.»
ne permettent pas d'envisager que la victime a été éxagérément passée à tabac. D'ailleurs, l'auteur de ce dernier témoignage précise qu'il a dit aux policiers : «Vous l’avez maîtrisé, il n’y a pas besoin de plus.» Cela lui vaudra de finir «au poste, menotté, pour avoir voulu s’interposer»...

Il convient de laisser la police faire son travail, bon Dieu.


On est quand même largement plus forts que les italiens, nous les français. On n'a pas besoin de milices néo-nazies pour tabasser à mort les estrangers, on a notre propre police, nous, monsieur.

Nous vous souhaitons une bonne journée en France.

7 commentaires:

Anonyme a dit…

pour faire passer ses messages,l'état a toujours su lacher ses chiens.regardez contestataires de tous poils ce qui va vous arriver si vous persistez...on tue qq personnes bien "visibles" ,bien identifiables .c est un message.bientot ton tour si tu l'ouvres trop.
et alors ? resistance camarades!
Makhno

Jean-Pierre Martin a dit…

Sarkozy avait raison (mais personne n'en avait douté, bien sûr) : il n'a pas de leçon de Droits de l'Homme à donner à la Tunisie...

thé a dit…

Oui, une bonne journée en Sarkosie.

vlg a dit…

Le Quotidien Vespéral des Marchés nous informe de la suite de cette sinistre affaire dans un article, que l'on pourrait juger un tout petit peu complaisant, si on faisait preuve de mauvais esprit. Voyez plutôt.

Les témoignages pourtant précis cités par Libération ne sont pas reproduits ici. En revache, il est bien mentionné que «il se serait violemment débattu et est mort lors de son transfert au commissariat. L'un des quatre policiers présents a eu l'épaule démise et une clavicule fracturée.»
et encore : «M. Ajiimi souffrait d'une "pathologie mentale" ayant entraîné plusieurs internements dans des hôpitaux psychiatriques. Fumeur de cannabis, il faisait l'objet de poursuites judiciaires pour conduite sous l'emprise de stupéfiants.»
ce qui, vous en conviendrez, n'a strictement rien à voir avec son tabassage par les keufs. Mais si l'interpellé était un fou violent drogué, les policiers ne pouvaient peut-être pas faire autre chose que l'abattre, n'est-ce pas ? Toujours salir la victime pour éviter que le peuple puisse avoir la moindre empathie pour elle. Comme si les fautes qu'il commet justifiaient son bastonage.

Toujours est-il qu'«une information judiciaire pour homicide involontaire a été ouverte». Au vu des témoignage, le politburo aurait jugée plus appropriée une information judiciaire pour «coups et blessures ayant entrainé la mort».
Voire pour assassinat.

Mais que voulez-vous, « Les conclusions de l'autopsie, "ne sont pas décisives". Les médecins "évoquent de possibles signes asphyxiques" ainsi qu'une "possible pathologie cardiaque"». Ben voyons, une crise cardiaque ! Bientôt ils vont nous dire que c'est un suicide, qu'il a arrêté de respirer tout seul pour embêter les flics...

Jean-Pierre Martin a dit…

Homicide involontaire ? Ils croyaient quoi, les mecs, en s'asseyant dessus pendant vingt minutes, le mec allait s'endormir comme un bébé ?

On se doute évidemment du résultat de l'"enquête".

Décidément ça sent le gaz à tous les étages, dans cette justice.

Anonyme a dit…

ça commence à ressembler aux méthodes de la Stasi.
Réjouissez vous au lieu de critiquer !!!
Vive le Goulag

ok je sors !

Frédy a dit…

Se rattacher à l'èxterminateur Stalin, pour crier la liberté....
Faire l'apologie d'une dictature incommensurablement amorale...
Si notre amis Joseph habite actuellement le nevième cercle de l'enfer, sa ne serai que justice