vendredi 15 février 2008

De l'usage de l'histoire et de sa révision à des fins de propagande

Déclaration de Sarkozy :

[...]le drame du XXeme siècle n'est pas né d'un excès de Dieu mais de sa redoutable absence.
(source).





Ah oui ?




13 commentaires:

Anonyme a dit…

un seul mot: bravo!
Car il est effectivement facile de se laisser prendre à croire que les nazis n'étaient pas de bons chrétiens...

Nattfodd a dit…

Autant je suis complètement d'accord sur le fond du message et sur le caractère absolument scandaleux (pour changer) des déclarations de sarkozy, autant je ne pense pas que l'allemagne nazie fournisse le meilleur contre-exemple. Bien sûr, elle avait une composante chrétienne et le soutien de papy, mais la persécution des juifs (entre autres populations) était une action contre un peuple (une race, diraient-ils), non contre la religion juive elle-même. Qu'ils soient pratiquants ou non n'a strictement rien changé pour les déportés juifs, et l'on n'a pas vu de campagne de conversion au catholicisme non plus. Les croyances personnalles d'Hitler sont d'ailleurs toujours en débat.

Les exemples ne manquent pourtant pas dans le XXème siècle: la séparation Inde-Pakistan, la révolution iranienne, les talibans bien sûr, la politique étrangère des USA, le conflit israelo-palestinien...

vlg a dit…

Anonyme : merci !

nattfodd :
L'image représente la boucle de ceinturon des SS. Il y est écrit "Gott mit uns", ce qui veut dire "Dieu est avec nous".

Si ça ne te suffit pas pour te convaincre de la pertinence de l'exemple nazi pour démonter la bétise de Sarko, voilà quelques citations suppléméntaire (en anglais):

“Hence today I believe that I am acting in accordance with the will of the Almighty Creator: by defending myself against the Jew, I am fighting for the work of the Lord.”

( Adolf Hitler, Mein Kampf, Ralph Mannheim, ed., New York: Mariner Books, 1999, p. 65. )

“I am now as before a Catholic and will always remain so.”

( Adolf Hitler, from John Toland [Pulitzer Prize winner], Adolf Hitler, New York: Anchor Publishing, 1992, p. 507. )


“I may not be a light of the church, a pulpiteer, but deep down I am a pious man, and believe that whoever fights bravely in defense of the natural laws framed by God and never capitulates will never be deserted by the Lawgiver, but will, in the end, receive the blessings of Providence.”

( Adolf Hitler, in a speech delivered on July 5, 1944; from Charles Bracelen Flood, Hitler: The Path to Power

“And now Staatspräsident Bolz says that Christianity and the Catholic faith are threatened by us. And to that charge I can answer: In the first place it is Christians and not international atheists who now stand at the head of Germany. I do not merely talk of Christianity, no, I also profess that I will never ally myself with the parties which destroy Christianity. If many wish today to take threatened Christianity under their protection, where, I would ask, was Christianity for them in these fourteen years when they went arm in arm with atheism? No, never and at no time was greater internal damage done to Christianity than in these fourteen years when a party, theoretically Christian, sat with those who denied God in one and the same Government.”

( Adolf Hitler, in a speech delivered at Stuttgart, February 15, 1933. )


“We were convinced that the people needs and requires this faith. We have therefore undertaken the fight against the atheistic movement, and that not merely with a few theoretical declarations: we have stamped it out.”

( Adolf Hitler, in a speech delivered in Berlin, October 24, 1933. )



Plus de citations ici:
http://www.mtfreethinkers.org/essays_stories/religion/adolph_hitler.htm
http://nobeliefs.com/hitler.htm
http://www.stephenjaygould.org/ctrl/quotes_hitler.html

Kaos a dit…

La vache, t'as drôlement ralenti ces dernier temps mais putain, tu frappes fort. Encore!

vlg a dit…

arf, kaos, en ce moment le politburo manque un peu de temps et d'énergie pour alimenter VLG comme il le faut.

Jean-Pierre Martin a dit…

Tss tss, les critiques sont faciles.
Une peu de respect pour la démocratie, le chanoine-président a été élu démocratiquement je vous le rappelle.
J'aimerais vous y voir à sa place. Comment feriez-vous, vous, pour éradiquer les métastases de laïcité qui subsistent ? Hè ouais...
Non, moi je crois que ce qui nous faut, c'est une bonne guerre sainte.

Anonyme a dit…

le parallèle de "gott mit uns" était : "meine Ehre, heist Treue", en français dans le texte : mon honneur s'appelle fidélité.
dois je tromper ma femme pour montrer que je ne suis pas national socialiste ?
je suis un peu dubitatif quant au raccourci du billet.

vlg a dit…

Anonyme, ton commentaire serait plus convaincant si tu explicitais le raccourci qu'on est sensé avoir fait dans ce billet.

Kaos a dit…

"dois je tromper ma femme pour montrer que je ne suis pas national socialiste ?" C'est une bonne question finalement. Niark.

Plus sérieusement, non seulement CSP ne fait de raccourci mais tu inverses toi-même le sens de "meine Ehre, heist Treue" dont le contraire n'est pas "mon honneur s'appelle infidélité" mais "mon honneur n'a aucun rapport avec ma fidélité". Faites de la logique, c'est très bon contre les abus de la pensée. ( Non (A = B) n'est pas équivalent à A = (non B))

Par ailleurs, il s'agit d'un slogan d'auto-répression des possibles désirs d'émancipation des troupes à qui on opposera la menace de déshonneur en cas d'infidélité au pouvoir. Y opposer son infidélité avérée n'est que pied-de-nez, certes amusant mais qui n'a rien d'un contre-pied qui voudrait qu'on dise : " Fidèle ou non, mon honneur est sauf. " ou simplement " Fusillez-moi donc pour mon infidélité, j'ai mon honneur pour moi."

Bref, le billet est plus que logique et ne faisait que souligner le mensonge de la nécessité d'un retour de Dieu, qui a pourtant été également invoqué en renfort de l'idéologie nazie(s'il n'en est pas une des bases). On peut donc s'interroger sur cette dite nécessité et se demander où notre camarade et néanmoins président veut en venir. Ca aurait un drôle d'air que ça m'étonnerai pas.

@vlg : vivement que ton énergie revienne, tu tapes où ça fait mal ;)

Anonyme a dit…

le raccourci du billet, tel que je l'ai décodé c'est: Sarko se réfère à Dieu... comme les nazis... donc il est nazi.
Peut être ai je mal compris

troll'o'phone a dit…

non!
le résumé du billet c'est: il est faux de dire que "les plus grandes attaques contre l'humain sont le fait de régimes qui avaient décidé d'éliminer Dieu de leur pensée".
Ce que Sarko a dit. Et qui est faux. Il a tort. Il choisi mal ses exemples. Au point de réviser l'Histoire. Sarko est un révisionniste.

vlg a dit…

Anonyme, relis bien la citation de sarko, tu verras que troll'o'phone à raison (et merci à lui au passage)

coco_des_bois a dit…

Très bon article qui a le mérite de mettre en lumière ce que les gens comprennent, ce que certains veulent bien comprendre (malgré un sens pourtant évident d'une certaine logique) et ce qu'il "faut" bien comprendre dans les discours du nabot...

Et perso, je pense que si Hitler s'en est pris majoritairement aux juifs, en tant que race ou religion, c'est parce qu'il les avait "sous la main", et que leur infliger autant d'horreur servait ses vues (si on peut appeler ça ainsi).

Les références à "son dieu" sont les leviers psychologiques nécessaires à bien maitriser les populations, il polarise, oppose les gens entre eux, les parasites et les braves gens, les étrangers et les bons français, les bons croyants et les mauvais athées...

bref