C'est ce que nous révèle cet article du Monde. Publié dans la rubrique "Municipales - cantonales", il nous révèle que «le grand blond glacial [...] est aussi un homme charmant, drôle, attentif». C'est vrai que si on se souvient bien, il avait tout de même accordé un permis de séjour de 6 mois aux parents sans papier du petit Ivan qui s'était retrouvé dans le coma à l'hôpital après avoir tenté de fuir la police dirigée par ses services ; c'est vachement "sympa", tout-à-fait "charmant", et très "attentif".
Cet article nous apprend donc que la chasse au clandestin n'est pas la passion de Brice, au départ. Il ne faudrait pas que l'on le déteste pour le rôle ingrat qu'il joue, et qu'il n'a accepté qu'un peu à contre-coeur, pour faire plaisir à son ami Nicolas. Ami à qui il doit un poste de préfet obtenu avec une précocité record, et qu'il voit moins depuis qu'il est président, ce qui le chagrine beaucoup. Car, vous l'aurez compris, Brice est un grand sensible. D'ailleurs, il avoue : «Il n'y a pas une journée où je ne me demande si ce que je fais est juste.» Au politburo, on ne se pose plus la question...
Le Monde concède ensuite que Brice a parfois un peu de mal :
Analysons ce paragraphe, si vous le voulez bien.
La première phrase est croquignolette. Le monsieur aurait tout juste «un côté vieille droite coloniale» (rappelons que la colonisation a des aspects positifs). C'est pas comme si on pouvait appeler ça «un côté réactionaire raciste».
La dernière phrase dégouline de salive sur notre écran, inutile de commenter plus avant (même si l'expression «travailler comme un sourd» nous semble douteuse).
Celle du milieu est diablement intéressante. Elle fait référence à une anecdote rapportée par le Canard Enchaîné (voir ce billet du camarade Fontenelle). Dans celle-ci, l'individu négroïde interrogé par le bon Brice ne venait pas de Sarcelles, mais de Caen. C'est différent. Mais sans doute le journaliste a-t-il du mal à imaginer qu'un noir puisse ne pas venir de banlieue (la différence entre Sarcelles et Tombouctou étant somme toute bien mince)... Révélateur !
En conclusion, nous sommes là en présence d'une tentative flagrante de redresser à coup de langue la popularité d'un homme à l'action nauséabonde (rien que l'intitulé de son ministère !) en pleine campagne électorale.
La sanction est implacable : son auteur (Franck Johannès) est condamné à rejoindre ce «type sympa» dans la cellule (de 3m²) du goulag que nous lui avons réservée.
Cet article nous apprend donc que la chasse au clandestin n'est pas la passion de Brice, au départ. Il ne faudrait pas que l'on le déteste pour le rôle ingrat qu'il joue, et qu'il n'a accepté qu'un peu à contre-coeur, pour faire plaisir à son ami Nicolas. Ami à qui il doit un poste de préfet obtenu avec une précocité record, et qu'il voit moins depuis qu'il est président, ce qui le chagrine beaucoup. Car, vous l'aurez compris, Brice est un grand sensible. D'ailleurs, il avoue : «Il n'y a pas une journée où je ne me demande si ce que je fais est juste.» Au politburo, on ne se pose plus la question...
Le Monde concède ensuite que Brice a parfois un peu de mal :
«C'est que Brice Hortefeux s'affranchit mal d'un côté vieille droite coloniale. Il a mis un peu de temps à comprendre pourquoi lorsqu'il demandait à un Noir d'où il venait, l'autre répondait "de Sarcelles" et pas du Togo. Mais il apprend vite, est d'une grande finesse politique, et travaille comme un sourd.»
Analysons ce paragraphe, si vous le voulez bien.
La première phrase est croquignolette. Le monsieur aurait tout juste «un côté vieille droite coloniale» (rappelons que la colonisation a des aspects positifs). C'est pas comme si on pouvait appeler ça «un côté réactionaire raciste».
La dernière phrase dégouline de salive sur notre écran, inutile de commenter plus avant (même si l'expression «travailler comme un sourd» nous semble douteuse).
Celle du milieu est diablement intéressante. Elle fait référence à une anecdote rapportée par le Canard Enchaîné (voir ce billet du camarade Fontenelle). Dans celle-ci, l'individu négroïde interrogé par le bon Brice ne venait pas de Sarcelles, mais de Caen. C'est différent. Mais sans doute le journaliste a-t-il du mal à imaginer qu'un noir puisse ne pas venir de banlieue (la différence entre Sarcelles et Tombouctou étant somme toute bien mince)... Révélateur !
En conclusion, nous sommes là en présence d'une tentative flagrante de redresser à coup de langue la popularité d'un homme à l'action nauséabonde (rien que l'intitulé de son ministère !) en pleine campagne électorale.
La sanction est implacable : son auteur (Franck Johannès) est condamné à rejoindre ce «type sympa» dans la cellule (de 3m²) du goulag que nous lui avons réservée.

