Viviane Castro, danseuse de samba, lors du carnaval de Rio (voir).
samedi 9 février 2008
Aux sans papiers, la France reconnaissante
Des obsèques nationales et l'hommage de la France, c'est ce qui attend un sans-papier, un immigré clandestin (pour l'instant bien vivant, mais tout est prévu). Mais où va l'identité nationale ?
En effet, le dernier "poilu" à avoir combattu pour la France lors de la Grande Guerre - âgé actuellement de 110 ans - était venu d'Italie à l'âge de 9 ans sans autorisation, nous raconte libération. Il est piquant de réaliser que si les lois Sarkozy avaient été écrites 100 ans plus tôt, et appliquées avec le zèle d'Hortefeux, ce «sale rital» qui venait voler le travail des français aurait été renvoyé chez lui au lieu de s'intégrer et de se battre pour notre pays. Vingt-cinq mille sans-papiers expulsés par an entre 1907 et 1914, ça ferait presque 200 000 soldats en moins (ah non c'est vrai que dans les 25000, il y a aussi des femmes, des vieillards, et des enfants en bas-âge, au temps pour nous). Même si le politburo ne considère pas que partir la fleur au fusil pour zigouiller du boche soit fondamentalement utile, ce cas très particulier souligne l'apport de l'immigration, même "subie", à la France.
Cet homme va recevoir l'hommage officiel de la France, alors que notre police traque ses semblables de nos jours, pour les expulser hors de nos frontières. La contradiction est énorme. Ceux qui font semblant de ne pas la remarquer méritent le goulag...
En effet, le dernier "poilu" à avoir combattu pour la France lors de la Grande Guerre - âgé actuellement de 110 ans - était venu d'Italie à l'âge de 9 ans sans autorisation, nous raconte libération. Il est piquant de réaliser que si les lois Sarkozy avaient été écrites 100 ans plus tôt, et appliquées avec le zèle d'Hortefeux, ce «sale rital» qui venait voler le travail des français aurait été renvoyé chez lui au lieu de s'intégrer et de se battre pour notre pays. Vingt-cinq mille sans-papiers expulsés par an entre 1907 et 1914, ça ferait presque 200 000 soldats en moins (ah non c'est vrai que dans les 25000, il y a aussi des femmes, des vieillards, et des enfants en bas-âge, au temps pour nous). Même si le politburo ne considère pas que partir la fleur au fusil pour zigouiller du boche soit fondamentalement utile, ce cas très particulier souligne l'apport de l'immigration, même "subie", à la France.
Cet homme va recevoir l'hommage officiel de la France, alors que notre police traque ses semblables de nos jours, pour les expulser hors de nos frontières. La contradiction est énorme. Ceux qui font semblant de ne pas la remarquer méritent le goulag...
vendredi 8 février 2008
Sarkozy à la lanterne !
C'est le titre d'une brève du nouvelobs.com, selon laquelle Sarko et Clara, comme il convient de les appeler, «se sont promenés dimanche 3 février après-midi dans les allées des jardins de la Lanterne, la résidence dévolue au chef de l'Etat à Versailles.»
C'est super intéressant, hein ?
C'est surtout un bon titre !
Tant qu'on est à parler de la su(cce)sseuse (de Bernadette et Cécilia), on voudrait lui rappeler une phrase mémorable de son nouveau mari (qui l'avait reprise du vieux Jean-Marie) :
Or, la deuxième première dame du quinquennat a déclaré au Daily Mail que les français étaient «miserable» (en anglais dans le texte), toujours de mauvaise humeur alors que les italiens sont toujours de bonne humeur, et que Paris était «insupportablement polluée». Comme Sarko se vante de faire ce qu'il dit et de dire ce qu'il fait, il va logiquement nous renvoyer cette italienne (elle se vante d'avoir un passeport italien et pas français) dans son pays, et manu militari encore bien !
C'est super intéressant, hein ?
C'est surtout un bon titre !
Tant qu'on est à parler de la su(cce)sseuse (de Bernadette et Cécilia), on voudrait lui rappeler une phrase mémorable de son nouveau mari (qui l'avait reprise du vieux Jean-Marie) :
« Si certains n'aiment pas France, qu’ils ne se gênent pas pour la quitter»
(22 avril 2006, meeting de l'UMP)
Or, la deuxième première dame du quinquennat a déclaré au Daily Mail que les français étaient «miserable» (en anglais dans le texte), toujours de mauvaise humeur alors que les italiens sont toujours de bonne humeur, et que Paris était «insupportablement polluée». Comme Sarko se vante de faire ce qu'il dit et de dire ce qu'il fait, il va logiquement nous renvoyer cette italienne (elle se vante d'avoir un passeport italien et pas français) dans son pays, et manu militari encore bien !
mercredi 6 février 2008
Ils ont voté et puis après ?
Si vous ne faites pas partie des ces anarchistes qui font rien qu'à dire des méchancetés sur les trotskistes, vous serez peut être intéressés par le bulletin de vote proposé par le Monolecte pour les prochaines élections.
En cadeau-bonus, un chanson d'un pleunichard en noir
Ils ont voté et puis après ?
À porter ma vie sur mon dos
J'ai déjà mis cinquante berges
Sans être un saint ni un salaud
Je ne vaux pas le moindre cierge
Marie, maman, voilà ton fils
Qu'on crucifie sur des affiches
Un doigt de scotch et un gin-fizz
Et tout le reste je m'en fiche !
Ils ont voté et puis, après ?
J'ai la mémoire hémiplégique
Et les souvenirs éborgnés
Quand je me souviens de la trique
Il ne m'en vient que la moitié
Et vous voudriez que je cherche
La moitié d'un cul à botter ?
En ces temps on ne voit pas lerche...
Ils n'ont même plus de cul, les français !
Ils ont voté et puis, après ?
C'est un pays qui me débecte
Pas moyen de se faire Anglais
Ou Suisse ou con ou bien insecte
Partout ils sont confédérés,
Faut les voir à la télé-urne
Avec le général Frappard
Et leur bulletin dans les burnes
Et le mépris dans un placard !
Ils ont voté et puis, après?
Dans une France socialiste
Je mettrais ces fumiers debout
À fumer le scrutin de liste
Jusqu'au mégot de mon dégoût
Et puis assis sur une chaise
Un ordinateur dans le gosier
Ils chanteraient La Marseillaise
Avec des cartes perforées
Le jour de gloire est arrivé.
jeudi 24 janvier 2008
Gaza
Crash boursier, manifs, ouverture du Forum Économique Mondial de Davos (avec remise de l'Oscar de la honte à Areva), censure d'un article non sarkolâtre par Moujeotte au Figaro, jugement pour outrage d'un militant qui avait écrit un e-mail à Guéant, Attali qui craque son slip... L'actualité est riche en ce moment, et le politburo, malgré son omnipotence, a du mal à suivre le rythme des indignations. Quand en une semaine tombent dix raisons de dresser des barricades, on ne sait plus où donner du pavé.
Alors allons voir ailleurs. Dans l'actualité aussi, loin d'ici, un peuple crève. Bon, sans doute d'autres aussi, mais celui-là ça fait longtemps, ça se précise, la communauté internationnale ne fait rien, et c'est un peu particulier. Il s'agit du peuple palestinien, enfermé, assiégé dans le morceau de territoire que son voisin lui a généreusement laissé : la bande de Gaza (voir carte). Depuis le 17 janvier, cette bande de terre de 365km² habitée par 1,5 millions d'habitants (soit une densité de plus de 4000 hab/km² contre environ 300 en Israël et 110 en France métropolitaine) est totalement bouclée, soumise au blocus de l'état hébreux qui contrôle ses frontières terrestre, maritime, et aérienne. Ce blocus fait riposte aux tirs de roquette sur des villes israëliennes depuis Gaza, qui sont eux-mêmes une réponse à... etc. Depuis, forcément, les denrées alimentaires de base, l'énergie, tout vient à manquer, et même les missions humanitaires de l'agence de l’ONU pour l’aide aux réfugiés ne peuvent plus fonctionner (libé 21/1: Gaza au bord de la crise humanitaire ; indymédia 21/1: Gaza : la première crise humanitaire au monde CRÉÉE par l'homme [ndp : oui, le titre est bizarre]).
Aujourd'hui, trois jours après la première coupure de l'unique centrale électrique de Gaza, des palestiniens se sont donc évadés de cette prison géante pour aller se ravitailler en Égypte. Le politburo de Vive Le Goulag s'afflige sincèrement de la mort et des blessures de civils israëliens touchés par des roquettes aveugles, mais condamne tout aussi fermement ce blocus. (Ça va lui faire une belle jambe à l'armée Israélienne).
En effet, il s'agit là d'une punition collective, qui frappe tout autant les activistes que les citoyens palestiniens non violents, les enfants, les vieillards, les femmes... un million et demi d'êtres humains, sciemment affamés. C'est pas mieux que d'envoyer des roquettes au petit bonheur la chance. Difficile pour Israël de reprocher au Hamas de prétendre vouloir la destruction d'Israël quand dans les faits, Israël semble vouloir l'exterminaton des palestiniens. Ce comportement totalement inique d'Israël ne peut qu'entretenir un cycle de violence et de revanche, comme depuis 50 ans en fait.
C'est pour nous l'occasion de vous recommander la lecture de Torture Blanche, de Philippe Squarzoni, aux Requins Marteaux. C'est un témoignage sur le quotidien des palestiens dans les territoires occupés, les contraintes imposées par les check points, les couvre-feux, les colonies, les contrôles, les humiliations, la violence... Indispensable pour comprendre leur point de vue.

Le bouclage de Gaza s'apparente bel et bien à de la tortue blanche : on ne touche personne, mais la misère et la tension qu'organisent cette situation portent bien atteinte aux habitants.
Alors allons voir ailleurs. Dans l'actualité aussi, loin d'ici, un peuple crève. Bon, sans doute d'autres aussi, mais celui-là ça fait longtemps, ça se précise, la communauté internationnale ne fait rien, et c'est un peu particulier. Il s'agit du peuple palestinien, enfermé, assiégé dans le morceau de territoire que son voisin lui a généreusement laissé : la bande de Gaza (voir carte). Depuis le 17 janvier, cette bande de terre de 365km² habitée par 1,5 millions d'habitants (soit une densité de plus de 4000 hab/km² contre environ 300 en Israël et 110 en France métropolitaine) est totalement bouclée, soumise au blocus de l'état hébreux qui contrôle ses frontières terrestre, maritime, et aérienne. Ce blocus fait riposte aux tirs de roquette sur des villes israëliennes depuis Gaza, qui sont eux-mêmes une réponse à... etc. Depuis, forcément, les denrées alimentaires de base, l'énergie, tout vient à manquer, et même les missions humanitaires de l'agence de l’ONU pour l’aide aux réfugiés ne peuvent plus fonctionner (libé 21/1: Gaza au bord de la crise humanitaire ; indymédia 21/1: Gaza : la première crise humanitaire au monde CRÉÉE par l'homme [ndp : oui, le titre est bizarre]).
Aujourd'hui, trois jours après la première coupure de l'unique centrale électrique de Gaza, des palestiniens se sont donc évadés de cette prison géante pour aller se ravitailler en Égypte. Le politburo de Vive Le Goulag s'afflige sincèrement de la mort et des blessures de civils israëliens touchés par des roquettes aveugles, mais condamne tout aussi fermement ce blocus. (Ça va lui faire une belle jambe à l'armée Israélienne).
En effet, il s'agit là d'une punition collective, qui frappe tout autant les activistes que les citoyens palestiniens non violents, les enfants, les vieillards, les femmes... un million et demi d'êtres humains, sciemment affamés. C'est pas mieux que d'envoyer des roquettes au petit bonheur la chance. Difficile pour Israël de reprocher au Hamas de prétendre vouloir la destruction d'Israël quand dans les faits, Israël semble vouloir l'exterminaton des palestiniens. Ce comportement totalement inique d'Israël ne peut qu'entretenir un cycle de violence et de revanche, comme depuis 50 ans en fait.
C'est pour nous l'occasion de vous recommander la lecture de Torture Blanche, de Philippe Squarzoni, aux Requins Marteaux. C'est un témoignage sur le quotidien des palestiens dans les territoires occupés, les contraintes imposées par les check points, les couvre-feux, les colonies, les contrôles, les humiliations, la violence... Indispensable pour comprendre leur point de vue.

Le bouclage de Gaza s'apparente bel et bien à de la tortue blanche : on ne touche personne, mais la misère et la tension qu'organisent cette situation portent bien atteinte aux habitants.
mardi 22 janvier 2008
SCOOP : Sarko en taule !
Sarkozy interpellé à Sartrouville.
Tel est le titre d'un article de libération qui vient de paraitre et a réjoui le politburo.
JEU: À votre, avis, Sarkozy a-t-il été interpellé :
La réponse ici.
Tel est le titre d'un article de libération qui vient de paraitre et a réjoui le politburo.
JEU: À votre, avis, Sarkozy a-t-il été interpellé :
A) en état d'ivresse (de retour d'une visite diplomatique à Moscou) ?
B) en excès de vitesse (dans les réformes et dans sa bagnole) ?
C) en possession de 4 kg de cocaïne (fournie par Uribe) ?
D) sans papiers ?
E) par des jeunes de banlieue qui lui ont demandé ce qu'il compte faire pour eux (à part leur envoyer des CRS) ?
La réponse ici.
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